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15 janvier 2014

LE RUNNING FAIT SON COME-BACK


Quand on évoque le rétro-running, deux solutions : soit on parle coquetterie vintage soit on s’adresse à ceux et celles qui ont décidé d’aller à contresens des conventions établies par la course à pied. Bien que nous soyons de fervents admirateurs de la mode 80’s et 90’s, on s'est demandé ce qui pouvait pousser des gens, emplis de bon sens, à courir à l’envers. Curieux, on a décidé d’offrir une tribune à ces olibrius qui ne font rien comme les autres.

Ne pas confondre Retro-Running et Retro-Running.














Rendons tout d'abord un hommage chaleureux à notre plus fervent représentant national, Christian Grollé, qui affirmait pouvoir boucler un 100m en 12'8sec dans un sens ou l'autre lorsqu'il était dans la fleur de l'âge. Malgré l'engouement de Christian, la mayonnaise ne prend pas auprès du grand public, ce qui lui vaudra cet autre manifeste "Les Français sont des cons".

Attention cependant ! Soyons clairs dès le début, honte à ceux qui s’engouffreront dans le dénigrement en affirmant que ces zigotos en baskets ne ressemblent à rien et qu’ils commettent un acte perfide qui aurait été puni par une mise au cachot fissa à une époque reculée, heureusement révolue. Parce qu’on vous voit arriver, et de loin, avec vos gros sabots, arborant fièrement le drapeau de la critique facile, votre sourire en coin, moqueur de surcroit. 

Au contraire d’une course classique, les casse-cou qui courent la tête la première n’ont pas leur place ; on capitalisera sur une technique de course bien plus subtile, dont le style aisément reconnaissable se caractérise par un fessier bien tendu vers la ligne d’arrivée.  Encore une fois merci de garder vos quolibets pour vous d’autant que le « Backward Running » (prononcez  « Bakouorde Reunigne »)  n’en reste pas moins très bénéfique pour ses pratiquants.

Gary Gray, sorte de Bill Bowerman du rétro-running, mit à profit ses connaissances de thérapeute, d’éducateur mais également d’inventeur dans l’exploration de cette discipline. Avant de promouvoir la course à pied à reculons,  « Gégé » (comme le surnommait ses collègues de bureau) s’est tout d’abord appuyé sur cette pratique pour soigner les bobos de ses pensionnaires comme les douleurs au dos, au cou mais également aux chevilles. Au fur et à mesure que les recherches avancent, la discipline se développe. Selon le Professeur Bates, la pratique régulière de la course arrière renforce l’équilibre, la proprioception, l’activité neuro-musculaire et constitue un excellent exercice préventif contre de nombreuses blessures.

N’étant nous même pas des spécialistes de cette pratique singulière, on s’est dit que quelques conseils bien sentis pour une pratique (esthétique et agréable) du rétro-running pourraient être utiles à la communauté toujours avide de bon sens :

  • En plus du traditionnel cornichon-rillette de fin d’entraînement, bien penser à prendre avec soi un petit miroir de poche afin de repérer les obstacles à venir sur votre chemin. Pour les moins téméraires qui feront de la sécurité un facteur majeur, vous pouvez également récupérer discrètement le rétroviseur cassé de la Renault Chamade de votre voisin. Bien fixé à l’épaule, la course ne sera qu’une formalité.
  • Vous pourriez également être surpris par l’exigence physique de cette pratique. Les muscles du cou sont particulièrement sollicités à chaque prise d’information derrière vous (ou devant vous, c’est selon). Aussi, pour les moins initiés d’entre vous et dont les voisins ne sont pas des esthètes de l’automobile,  n’hésitez pas à chipper la minerve du petit frère qui est tombé de vélo la semaine passée. Celle-ci s’avérera forte utile lors de vos coups de moins bien au niveau du muscle sterno-cléido-mastoïdien (vous détournerez facilement son attention à l’aide de pépitos disséminés ici et là. S’il n’a pas faim, utiliser la technique du frontal. Bien placé il ne se relèvera pas de sitôt).
  • Ne faites pas de cette pratique un art de vivre. La marche à pied à reculons se doit d’être réalisée dans des lieux appropriés comme une piste fermée. N’imaginez pas débarquer chez votre boulangère préférée en lui tournant le dos, ce serait tout simplement malpoli. Elle risquerait dès lors de se formaliser et peut-être même vous refourguer une baguette trop cuite. Méfiez-vous des boulangères. Toujours.
  • La pratique du rétro-running peut vite devenir source de quiproquo. Exemple avec le fessier. Communément appelé le derrière par sa position naturelle, celui-ci sera désormais situé devant lors de votre course. Et vice-versa.  Attention donc aux malentendus, une erreur de compréhension pouvant vite vous mettre à mal physiquement. Gardez cela en tête durant votre course, plus encore s’il s’agit d’un relai et qu’un objet tiers nécessite d’être manipulé.

Garrett Doherty, fier Irlandais, n'est sûrement pas passé à côté de ces précieux conseils puisqu'il assure boucler un semi-marathon en 1h40. Ci-dessous à l'entrainement, s'exercant encore et encore afin de battre son record personnel sur 1 mile (1,6km), actuellement de 6'57min.

"Pourquoi Rambo porte-t-il un bandeau ? Parce que ca le rend beau." Garrett Doherty
Précurseurs ? Rétrograde ? Appelez-les comme vous voulez mais sachez une chose ; ces hurluberlus qui font marche arrière finissent quand même par aller de l’avant.


26 novembre 2013

LE CROSS-PATTES DU SUD OUEST



Dimanche 24 Novembre
00h01: L'ambiance est détendue au sein de la Team Jolie Foulée. La course est dans 15h44, pas de pression.  Ce sont sept joyeux drilles qui débarquent plein d'espoir aux "Goëlands, aussi appelé le Bal à Papa, ou encore chez Zézette"

00h48: Les choses sérieuses ont commencé. Totof harangue la foule au micro "Quand est-ce-qu'on va commencer à faire la fête ce soir?". Il n'en faut pas plus pour que les féminines de la team imposent leur déhanché au milieu de la piste en narguant les quinquagénaires à prothèses.

01h52: La soirée a vrillé, le Dj s'octroie des libertés douteuses "Mon prénom à moi c'est Jean-Jacques. Mon nom de famille c'est Goldman. Je m'appelle Jean-Jacques Goldman". Il ponctuera même la fête d'un tonitruant "Les Goëlands enculent David Guetta". Ouch!

10h03: Réveil brumeux chez Mémé Monique qui nous a gracieusement prêté sa maison du Pyla. Les excès de la veille aux "Goëlands, aussi appelé le Bal à Papa, ou encore chez Zézette" se font ressentir.

12h10: H moins 3h35. C'est d'un succulent confit de canard du Sud-Ouest que les spaghettis chers à Victor L. seront finalement accompagnés. Ne jamais négliger les protéines, Oui, chez Jolie Foulée nous aimons manger local.

14h06: Départ pour Gujan-Mestras sur les lieux du crime. Cross du Sud-Ouest, nous voilà. Le départ de la course AS féminines est dans 49 minutes, jamais été aussi larges.

14h40: Julie est aux anges. L'organisation a eu la bonne idée de balancer "C'est la vie" de Khaled dans les hauts-parleurs nichés dans la pinède de Gujan. Elle pense de suite à son mec, élu sosie officiel du Cheb, un été au Club Med d'Agadir. La voilà prête à en découdre.

14h55: Ligne de départ du 5km AS féminine. Paire de Nike Blazer Wms Mid aux pieds, Julie sort de suite du lot.

15h24: 29min et 53s plus tard, Julie franchit la ligne la tête haute. Beau chrono mais qui ne suffira pas pour battre Claire Perreaux. 10min et 58s la séparent de la lauréate de l'épreuve, licenciée au SCO Sainte-Marguerite Marseille. Chienne de vie... 

15h35: Idris, Jérémie, Victor C. et Victor L.  font les malins sur la zone d'échauffement en prenant la pause. L'avenir montrera qu'ils ont bien fait d'en profiter.

15h45: Stupeur sur la ligne de départ du 10km AS masculins. Seulement 61 concurrents sont au départ, dont 44 licenciés. On se demande où on a foutu les pieds. Le coup de feu retentit. Les 50 premiers mètres, on est toujours là.

16h03: Premier coup de tonnerre. Victor L. ayant déjà lâché ses compagnons d'infortune depuis les premiers décamètres, Jérémie qui menait jusque là le grupetto s'effondre. Victor C. et Idris l'ayant décramponné, le voici contraint de s'arrêter pour rendre.

16h09: Deuxième coup de tonnerre. Plié en deux, Jérémie doit s'arrêter une deuxième fois pour rendre à nouveau. Il avouera à l'arrivée: "Je ne sais pas si c'est la soirée chez Zézette ou le confit de canard ce midi, mais une chose est sûre, quelque chose n'était pas optimal dans ma préparation."
Malgré les commentaires du speaker annonçant l'arrivée imminente de la tête de la course, la team Jolie Foulée avance au mental.

16h23: Victor L. boucle les 10.39km en 38min et 51s. Joli chrono, sale classement. 41è place, 40 personnes intercalées entre ce fétichiste des pieds et le Kenyan Paul Melly, heureux vainqueur pour la 5ème année consécutive de la bourriche d'huitres du Bassin après une promenade de 29min et 48s.

16h29: Victor C. franchit la ligne d'arrivée en 54è position et un peu moins de 44min. Un dépucelage rondement mené.

16h31: Le speaker pensait pouvoir rentrer chez lui tranquillos pour mater Stade 2 depuis son canapé, mais voilà Idris qui surgit des fourrés. Cinq ascensions de la bosse et 46min 56s plus tard, il met fin au spectacle.

16h33: Le calvaire prend fin pour Jérémie qui crucifie la ligne d'arrivée en 48min 08s. Malgré deux arrêts aux champignons derrière un arbre, cinq hommes feront pire que lui.

17h02: Retour aux voitures pour la team Jolie Foulée bien heureuse d'en avoir terminé. La désillusion fut cruelle. Cette 40è édition du Cross du Sud-Ouest fut une course magnifique, mais extrêmement exigeante pour ces cadors de la route. Paul Melly, nous te donnons rendez-vous sur le bitume. Ça ne sera pas la même histoire.

Remerciements:
Merci au public venu nombreux tout au long du parcours et qui nous a chaleureusement encouragé.
Merci au Community Manager du Cross du Sud Ouest qui nous a chaleureusement relayé @CrossSudOuest
Merci à Mémé qui nous a chaleureusement prêté sa maison du Pyla.
Merci à Grand-Père et Ménine qui nous ont chaleureusement préparé à manger.
Merci à la SNCF et à Guillaume Pépy pour les 3h de retard non remboursés à l'aller.






8 octobre 2013

10K PARIS CENTRE, LE PLUS GRAND AFTER DE PANAME.


C’est officiel, le 10K Paris Centre est bien le plus grand after de Paris ! Il suffit juste de se poser deux minutes au village départ dimanche matin et d'observer les têtes de certains concurrents. Au sein de la Team Jolie Foulée on compte bien sûr un bon nombre de fêtards qui n’ont pas pu résister à l’appel de la Nuit Blanche : Dadou sent bon le mojito et ramène un peu d’exotisme au sein de la troupe tandis que Cedric ne se souvient plus s’il s’est inscrit ou non. Pourtant tout le monde est au rendez-vous à l’heure et avec le tee-shirt de la course. Ce dernier nous confirme que les designers Nike sont meilleurs en chaussures qu'en graphisme ! On se dirige sans pression vers la ligne de départ, chacun annonce son objectif, et on finit par une petite photo qu’on enverra à Mémé.























Pas de sas moins de 30min, la déception passée, on se cale dans le moins de 50min même s’il est déjà bien rempli, on se faufile gentiment en essayant de briser quelques orteils. Au micro, Denis Brognard nous chauffe comme jamais, on ne sait pas encore si du manioc et un bol de riz nous attendent au ravitaillement. Peu importe, c’est le moment de passer en mode Koh-Lanta, on se promet de rester soudés et de courir groupés le plus longtemps possible. Comme d’habitude, cette promesse vole très vite en éclat : emportés par la foule et excités par la compétition, on se sent pousser des ailes. Idris, Lionel et leurs moustaches respectives prennent les devants, ils passent au km 2 en 8'15", c'est parti très vite par rapport à notre entraînement ! Lilian regrette déjà le whisky de la veille, et Benjamin est parti prudemment comme à son habitude. Le parcours en plus d'être très beau est vraiment roulant malgré quelques bonnes relances, on a du mal à se freiner mais les jambes semblent suivre alors on continue sur notre rythme. Premier ravitaillement : Eliot et Ben tombent dans le piège de l'abricot sec et manquent de s'étouffer avec par la même occasion. Laurie est dégoûtée, il n'y a que de l'eau, la boisson qu'elle déteste...

La petite côte après le sixième kilomètre fait aussi mal au moral que physiquement, on est entré dans le moment critique de la course, les km 6 et 7 se font au mental. L'ambiance générale est à la compétition et aucun des membres de la team n'a envie de voir un copain distancé revenir sur lui. Deuxième ravitaillement, Laurie craque : pas moyen de trouver un godet de bière ! La flash zone au km 8 nous motive à accélérer mais on sert les dents car nos réserves d'énergie sont bien entamées, difficile d'aller plus vite sur 150m quand on est parti en sur régime. Une fois entré dans le dernier kilo, on tente de relancer la machine une dernière fois, les chronos seront bons alors ca vaut le coup de souffrir jusqu'au bout.

Lionel, première course avec ses Adidas Adios Boost aux pieds passe la ligne en 42'35", Idris arrive en 44'21" et Jerem complète un podium 100% moustachus en 46'05". Lilian et Cedric terminent main dans la main comme à l'époque du lycée où ils passaient le portillon ensemble. Eliot est juste derrière avec son journal et son café. Benjamin avait annoncé moins de 50', il boucle le parcours en 49'32", à l'aise. Chez nos féminines, Julie fait 54'01" et Laurie 55'16", bravo les filles ! Dadou ferme la marche en améliorant son chrono de l'année dernière, "temps réel 58'52 au 10km pas mal vu ton entraînement, bisous" comme lui écrira plus tard sa tante. On entame le kilomètre surprise supplémentaire tous ensemble en trottinant, un public digne des meilleures dictatures du monde nous aclame. Nous avons bien mérité ce tour d'honneur, les objectifs sont atteints, la Team Jolie Foulée a fait le taf. Sourires aux lèvres en savourant nos Powerades, on discute des prochaines échéances, à suivre...


2 octobre 2013

IFFLEY ROAD, LA PROMENADE DES ANGLAIS




















Revenir aux basiques, à l’essence même du running. Retrouver les sensations pures et naturelles de la course à pieds. Tout simplement oublier le chrono et retrouver les valeurs intemporelles qui caractérisent ce sport. Courir pour courir. Une véritable introspection en quelque sorte, presque une quête spirituelle individuelle.

En lecteur avisé, vous aurez compris que Jolie Foulée apporte autant d’importance à l’esthétique du geste qu’à la délicatesse du verbe.  Et cette sympathique ode en l’honneur de ce sport de gentlemen (qui nous tient tant à cœur) nous rappelle également que la grâce du coureur en mouvement peut être sublimée par l’élégance de sa tenue.

Directement inspirée par cette philosophie de course, la marque Iffley Road propose une collection running dédiée à l’Homme et la Femme extrêmement intéressante. Les pièces présentées sont aussi techniques et modernes dans leur composition que leur style se veut rétro et authentique. Une alliance très juste du classique et du contemporain qui ne nous a pas laissé insensibles. Et comme on aime les belles histoires, sachez que la marque tire son nom d’Iffley Road, la route qu’empruntaient les athlètes de l’Université d’Oxford et ou Sir Roger Bannister franchit 1 mile (soit 1,609km mais ça, vous le saviez déjà) sous les 4 minutes, le 6 Mai 1954, une première à l’époque…

Jolie Foulée vous propose de découvrir quelques pièces ci-dessous et l'ensemble de la collection sur le site d'Iffley Road. 









29 septembre 2013

LE CRÉATEUR DE LA NIKE FLYKNIT FIL CHEZ APPLE.
























C’est désormais confirmé par le service presse de Nike, Ben Shaffer n’est dorénavant plus un employé de la firme au Swoosh.

Celui qui diriga ces dernières années le fameux studio de recherche et design Footwear « Innovation Kitchen » a décidé de rejoindre une autre marque reconnue pour son leadership innovant  : Apple.
Créateur de la technologie Flyknit, l’expertise et la valeur de Ben Shaffer ne sont plus à prouver. Initiateur de nombreux projets liés aux créations footwear, son travail en tant que responsable du développement autour de la chaussure sera sûrement un très bel atout pour la marque Californienne.

De notre côté, on se pose la question concernant l’intérêt de la marque à la pomme de recruter un designer de chaussure. Car disons-le tout de suite, le travail de Ben Shaffer chez Nike n’était pas lié au développement des technologies digitales (tel que le FuelBand dont le projet fût dirigé par le Digital Sport group de Nike et un certain nombre d’agences externes, cf l’article d’Austin Carr pour FastCompany) mais bien dédié à la réflexion autour des produits footwear.  

Lorsque l’on connait les ambitions d’Apple dans le développement des digital device, on imagine bien les associations de compétences possibles entre Ben Shaffer et les équipes R&D d’Apple dont les rangs ont été renforcés il y a peu par un autre ancien de la maison Nike, Jay Blahnik, ingénieur spécialiste des digital device durant près de 18 ans en Oregon…
Une future chaussure connectée pour Apple ? On a hâte d’en savoir plus !

On vous propose de découvrir une interview de Ben Shaffer par sbtvfashion sur le rôle du design chez Nike et la technologie Flyknit  :