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11 octobre 2014

CONVERSATION INTIME AVEC CARL LEWIS

10h, Walter PPK à la main, le Dieu des stades Carl Lewis s’apprête à faire un carnage donner le top départ de cette édition 2014 du 10K Paris Centre. Bien que bannis des stades pour des raisons évidentes de sécurité depuis les JO de Vancouver en 2010, les organisateurs du 10K Paris Centre n’ont pas hésité à fournir un pétard au maestro. 
La dernière fois qu’un coureur s’est amusé à manipuler une arme à feu, bien mal lui en a pris… Par chance, aucun blessé intentionnel n’est à déplorer. Notre team est prête à conquérir une nouvelle médaille.

Jolie Foulée sous le signe du V.
Tandis que les 10 000 participants s’en vont suer tranquillou, Carlito en profite pour rejoindre l’Hôtel du Louvre, charmant petit cottage 5 étoiles Parisien, où il a l’honneur de nous recevoir pour échanger en toute intimité. Fidèle à leur slogan « Toujours avec vous », ces coquins d’RTL sont également de la partie, accréditation officielle à l’appui, pour venir tirer les vers du nez de notre champion. Le brief presse est clair, ce sera 5 minutes et pas une de plus, sous peine de finir disqualifié comme notre poto Jon Drummond.

"Spéciale contre-enquête investigation exclusive" Jamais sans son micro rouge. 

























Nous voici donc dans la suite de King Carl, prêts à poser nos questions toutes plus rigolotes les unes que les autres. Ce premier de la classe mais néanmoins bon camarade de chez RTL se positionne stratégiquement au premier rang à quelques centimètres de notre hôte. Déterminé à l’enquiquiner sur ses boissons d’avant course et son contemporain Jamaïcain, notre homologue du jour la jouera finalement low-profile et se contentera de quelques banalités sur son séjour parisien. De leur côté, Lionel et Ben préfèrent la jouer fun et décalé, petite prise de risque donc face au nonuple (9 pour les gros nazes) champion Olympique.

Petite grille de Loto avant l'entretien de Carlito.
Champion Olympiques à 9 reprises, 8 titres de champion du monde, nous voici face à lui, en toute simplicité, sans ses kilos d’or autour du cou. La troisième place de Lionel au cross junior du Loroux-Botterau ne semble pas faire effet et l’immense athlète qu’il est ne se laissera pas amadouer non plus par la justesse de notre pilosité faciale. En fins journalistes sportifs que nous sommes, on se répartit à la va vite les 4/5 questions finalisées quelques minutes auparavant sur le coin d’un buffet Louis XVI. Un peu de fraicheur et de spontanéité ne peut pas faire de mal. Top chrono, ça y est, l'interview est lancée. De la même manière que nous laisserions notre siège à une personne âgée dans le métro parisien ; c’est avec toute la professionnalité que requiert la fonction que nous laissons notre respectueux aîné RTL poser la première question. S’en suit un ping-pong journalistique digne des plus grands débats présidentiels, effectué dans la langue de Check-Spears. Entre incompréhension, tranches de rires et autres galéjades verbales nous vous proposons de lire notre interview exclusive de Monsieur Carl Lewis.

Starting from the bottom now we're here !






























Jolie Foulée: M. Lewis, vous avez été l’un des plus grands champions de tous les temps dans des épreuves majeures en athlétisme. Si vous pouviez pratiquer un sport totalement différent aujourd’hui, quel serait-il ?

Carl Lewis: Football. Clairement le football, car c’était le deuxième sport que je pratiquais à l’époque et j’étais plutôt pas mal. Pas le foot US, “God no” ! Le foot européen. J’y ai joué pendant 6 années.

JF: Retour en 1984. Vous êtes drafté en 10ème position la même année que Michael Jordan. Pensez-vous que MJ aurait pu être un champion en athlétisme ?

CL: MJ était un super athlète, il aurait été bon dans tous les sports qu’il aurait souhaité pratiquer. S’il fallait désigner un sport en particulier et en prenant en compte sa taille je dirais le saut en hauteur.

JF: D’ailleurs quel était votre niveau en basket ?

CL: J’ai été drafté par les Chicago Bulls ! (rire / Lol) C’est ça mon niveau au basket ! Mais je n’ai jamais joué, tu vois cette main elle ne peut même pas tenir un pamplemousse, elle est trop petite !

"C'est l'histoire d'un belge, d'un chinois et d'un canadien..."





























JF: En quoi être une inspiration est important pour vous ?

CL: Je fais beaucoup d’exercices aujourd’hui, mon objectif est de rester fit et de me sentir bien. Ma mère est une réelle inspiration, elle a 84 ans et est toujours en forme ! Quand je viens sur ce genre d’événement comme aujourd’hui à Paris, c’est appréciable de voir les gens se rappeler de la condition physique que j’avais et que j’essaye de garder aujourd’hui ! Je n’ai clairement pas envie qu’on me croise au coin de la rue et qu’on se demande si Carl est dans les parages ou non ! C’est plaisant quand les gens te croisent et se remémorent les grands moments de compétition de l’époque.

Maintenant que je suis coach, c’est encore plus important (Ndlr: Carlito est coach de l’université de Houston, Texas). Vous devez constamment essayer d’inspirer les gens. J’ai un fils de 19 ans qui me répète toujours qu’il me battra et je lui réponds essaye un peu pour voir ! Je pense que chacun cherche à être inspiré, et moi-même je fonctionne comme ça. C’est la même chose quand je suis avec mes athlètes, ils me demandent comment progresser chaque jour, ce qu’ils peuvent faire de mieux ou de plus. Je veux juste être une source d’inspiration pour les autres comme les autres sont une source d’inspiration pour moi. C’est pourquoi encore aujourd’hui je fais beaucoup de sport, je continue de travailler et de transmettre aux autres. Regardez aujourd’hui l’énergie au départ du 10KM Paris Centre était juste énorme !




9 octobre 2014

10KM PARIS CENTRE 2014 - 10 000 CONNARDS SUR LA LIGNE DE DÉPART


Un an après le plus grand after de Paname, Jolie Foulée reconstitue une team de choc pour faire tomber les chronos au 10km Paris Centre. Pour ne pas changer les bonnes habitudes, les membres les plus audacieux sont allés flamber la veille lors de la soirée Nike pre-10K avec un concert d'Ellie Goulding au Printemps Haussman. Open bar et Open boobs, quoi de mieux pour bien préparer une course ?
Chacun s'aligne sur le départ avec les idées claires sur son objectif. Lionel et Ben ont préféré prétexter une interview avec Carl Lewis pour ne pas s'aligner et éviter une humiliation cuisante sur le bitume. Eliot s'est cette année dissimulé dans la team du retrait des dossards pour profiter des avantages de la course tout en s'épargnant la souffrance des 10km. Cosette, Cédric, Idris, Jérémie, Julie et Lilian sont quant à eux bien déterminés à battre leurs records personnels.


























Avant que le départ ne soit donné, la team Jolie Foulée a déjà signé une remarquable performance. Fraîchement débarqué d'Amsterdam, Cédric, le Yohan Diniz du Congo, réalise pour la première fois de l'histoire un sans-faute. Il n'oublie pas de retirer son dossard, pense à apporter son certificat médical et a même emporté avec lui des chaussures de running. C'est donc confiante que la team se présente sur la ligne de départ, SAS moins de 45min. La confiance justement, elle va en prendre un sacré coup lorsque notre Denis Brogniart national converse au micro avec Carl Lewis quelques instants avant le coup de feu. Alors que nous sommes convaincus que Denis va cordialement proposer à Carl de participer à la nouvelle saison de Ko-Lanta, il lui tend le pistolet pour donner le départ. "Putain ! Fais-pas le con Carl !" nous exclamons-nous lorsqu'il pointe le gun en direction des 10 000 coureurs. Il tire. Vers le ciel. Ouf ! Ça y est, la meute est lancée à toute allure à la poursuite de son objectif. Au deuxième kilomètre nous apercevons le fameux raccourci qui pourrait nous faire gagner la course avant-même de l'avoir véritablement courue. Nous poursuivons finalement la rue de Rivoli en nous disant qu'il serait trop con d'esquiver le ravitaillement du km 5. Si "ravitailler c'est tricher", il est en revanche particulièrement jouissif de pouvoir balancer le verre de Powerade sur les coureurs qui nous ont pris pour lièvre.  Le faux-plat des Grands Boulevards nous fait regretter d'avoir fait les cons le km précédent. "Bordel, Chipotle est fermé !". Nos rêves de burritos. partent en fumée. On passe des espoirs au désespoir en se rappelant que le bistrot Chez Dominique F est clos lui aussi le dimanche matin. Foutu pour foutu, on donne tout pour rallier l'arrivée en trombe. Ça pioche, la foulée est parfois vilaine mais toujours efficace. Les enceintes après le huitième kilomètre nous rappellent la dernière fois que nous avons avalé par mégarde du GHB en discothèque. Enfin ! La voici. La Place Vendôme désormais célèbre pour sa zone photo. Les photographes disposés tout le long de la chaussée nous prouvent que nous avons bien fait d'aller la veille chez le coiffeur à 8€. Nous écartons les coureurs qui osent nous serrer de trop près, faisons pointer nos tétons et déclenchons notre sourire numéro un pour entrer dans la postérité. Le sprint final est lancé.



























C'est Idris qui franchira le premier la ligne d'arrivée en 42'36". Record Personnel. Jérémie arrive une minute plus tard en 43'39". Record Personnel. Lilian complète le podium en 46'45". Cédric achève le calvaire en 47'41". Il s'avouera quelques jours plus tard "déçu de son chrono". Le retour au plat pays ne sera pas fastoche, lui qui a fait croire à ses collègues hollandais qu'il courait le 10K en 37'41". Julie tape le parcours en 48'09". Cosette boucle l'affaire en 1h20'27" et monte sur la deuxième marche du podium des filles de la team. Même si Idris est encore en train de chercher le ravitaillement de l'arrivée, nous nous rendons sur le village pour admirer notre chrono sur l'écran géant et arborer fièrement notre belle collection de breloques. Une bonne surprise viendra ponctuer ce dimanche matin pas comme les autres, alors que nous discutons tranquilos de la poitrine d'Ellie Goulding sur le village. Jérémie entend derrière lui un énérgumène s'exclamer :
- "Oh la Jolie Foulée ! Comment ça va ?".
Il se retourne et découvre Bob Tahri, vainqueur de la course. 
- "Hé Bob !"
- "Alors t'as couru ?"
- "Bien sûr ! Et j'ai pété mon chrono. 43'49" Et toi alors ?"
- "Oh... 29'14". Ça allait..."
- "Ah putain enfoiré, tu m'as fumé"








2 octobre 2014

LE VÉRITABLE PARCOURS DU 10km PARIS CENTRE


C'est la course que tout le monde attend en ce début de saison. Celle où il faut répondre présent au rendez-vous, où il faut montrer les crocs, bomber le torse et faire péter le chrono.
À trois jours du départ nous souhaitons vous donner un petit coup de main avec quelques tuyaux pour avaler les 10km dans les quartiers historiques de Paris. Découvrez le véritable parcours du 10km Paris Centre.



















KM 2 : Raccourci
Votre course se joue après moins de 10min. Comme dans vos plus glorieuses années de Mario Kart, passez en mode étoile et empruntez ce raccourci caché pour ressortir direct au km 9. Préparez-vous à lever les bras, la victoire vous appartient.

KM 4.7 : Ravitaillement
Pour une fois, nous allons mettre de côté notre devise "ravitailler c'est tricher". Cette année Nike a sorti le grand jeu pour le ravito. Ricard, cacauhète et blanc limé, les organisateurs ont pensé à tout. De quoi vous donner des forces pour les 5km restants.

KM 6.5 : Chipotle
Si le ravito ne vous a pas rassasié, faites un arrêt rapide chez Chipotle. Préparés en moins de 5min, les burritos sont copieux et excellents. En plus ils font le meilleur guacamole de Paris. Commandez à emporter pour ne pas perdre trop de temps.

KM 7 : Metro Quatre Septembre
Sautez dans la bouche de métro Quatre Septembre pour griller tous vos concurrents. Sortez à Palais Royal Musée du Louvre pour ressortir à quelques mètres de l'arrivée. N'oubliez pas d'acheter votre ticket pour ne pas vous faire coincer par les contrôleurs.

KM 8.4 : Chez Dominque F
En remontant l'avenue de l'Opéra, tournez à gauche rue Danielle Casanova et faites une halte chez Dominique F, bistrot de charme. Célèbre grâce aux fameuses soirées de l'Etoile Filante Ouzbeke, ce troquet est réputé pour son Or Vert. Commandez au comptoir et repartez de plus belle.

KM 8.7 : Zone photo
Si le dispositif est le même que l'année dernière, une zone photo devrait se situer place Vendôme. Recoiffez-vous, débarrassez-vous des coureurs qui vous collent au cul et faites votre plus beau sourire. Vous avez été flashés, vous pouvez maintenant vomir derrière la barrière.

KM 9.5 : Raccourci
Vous voilà à 500m de l'arrivée. Le plus dur a été fait, mais vous pouvez encore faire tomber votre record personnel. Épargnez-vous un long sprint douloureux et profitez du raccourci Rue d'Antin pour griller les 100 personnes devant vous.



























Vous venez de courir les 10km en 21min42. Félicitations, vous avez su jouer de malice pour vous hisser sur la première marche du podium. Vous remportez votre poids en pistaches !