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24 juin 2014

DIX CHOSES À FAIRE QUAND ON EST BLESSÉ

La blessure est, avec le Pastis, l'ennemi numéro un du runner. N'importe quel coureur régulier est passé par l'état douloureux et frustrant de "blessé". Nous tenons dans cet article à vous aider à surmonter cette situation irritante.

1. Enchaîner les 100m frigo-canapé
Il est crucial de garder la forme. Pour cela, tapez un sprit bref mais dynamique depuis votre canapé pour aller chercher une Force 4 dans le frigidaire. Cela vous aidera à mieux digérer la rétrospective des plus grands moments des quinze dernières années de Stade 2.

2. Faire courir des potes avec son dossard
Si votre niveau est aussi sérieux que vos parents peuvent le penser, vous avez probablement dû renoncer à bon nombre de courses auxquelles vous étiez inscrits. La course à pied est certes un sport individuel, mais faites pour une fois croquer les potos en les invitant à courir avec votre dossard. Ils peuvent vous niquer vos chronos, mais comme ils devront retirer votre dossard à des plombes de chez eux, vous tenez votre revanche.




















3.  Crucifier son P.E.L pour refaire sa panoplie
Comme le disait l'Abbé Pierre, un runneur ne possède jamais assez de paires et n'est jamais assez stylé. Faites un tour sur le net, allez dans vos magasins préférés et achetez ce qui vous plaît. Vous ne pourrez pas mettre vos nouvelles tenues de suite, mais ça vous motivera pour reprendre de plus belle une fois remis sur pied.




















4. Passer une soirée marathon
Impossible d'aller courir dimanche matin, profitez-en. Au comptoir, ce qui compte ce sont les verres que vous avalez, à défaut des kilomètres. Fixez rendez-vous à vos copains, laissez votre cerveau à la maison, et donnez tout de 20h à 8h. Il y a de fortes chances que vous regrettiez le lendemain, mais tant pis c'est toujours une belle perf de faire le tour du cadran.




















5. Tenir un blog sur la course à pied
Un paradoxe caractérise le microcosme des blogs de sport: la plupart des bloggeurs qui les tiennent sont des chèvres en sport. S'il est vérifié avec nous, ce n'est certainement pas votre cas. Profitez de cet avantage concurrentiel certain pour vous lancer et venir bouleverser la hiérarchie du blog game.

6. S'inventer une vie de sneaker addict
Vous l'aurez probablement remarqué, ça fait branché de prendre ses pieds en photo avec des chaussures de running et de les balancer sur la toile avec autant de hashtags qu'il n'y a de grains de riz dans un sachet d'Uncle Ben's. Surfez sur la tendance pour être cool. Un conseil cependant pour ne pas passer pour un ringard: abstenez-vous de publier les photos de vos paires d'Atemi et de Kalenji.




















7. Se persuader qu'on sera plus rapide qu'avant
Fastoche de s'imaginer que les chronos vont tomber devant votre détermination après une longue période d'abstinence. Moins évident de retrouver les cannes et son niveau d'avant le drame. Pas grave, profitez quand même de votre convalescence pour définir votre nouvel objectif. 33'15" sur 10km bah oai.




















8. Aller chez le médecin
Ça peut vous sembler con, mais l'essentiel quand on est blessé reste d'aller voir son Docteur préféré. Voyez avec lui ce que vous avez et appliquez à la lettre ses prescriptions. Faites le bon élève et à la fin de la consultation, demandez-lui discrètement s'il n'a pas quelques amphèts à vous prescrire. Ce sera toujours utile en soirée.

9. Prendre une carte de fidélité chez Flunch
L'avantage quand on est sur le flanc, c'est qu'on peut se lâcher en dehors des pistes. Amenez votre copine ou votre mec chez Flunch, un repas en tête à tête fait toujours son effet. Et en plus c'est légumes à volonté. Faites-vous une orgie de petit-pois, navets et choux de Bruxelles. Terminez-la dans les toilettes de l'établissement.

10. Écrire un article sur 10 choses à faire quand on est blessé
Et oui, chez Jolie Foulée aussi ça nous arrive d'être blessé. Du coup comme on a pas grand chose d'autre à raconter pendant cette période, on s'occupe en rédigeant un article sur les choses à faire pendant une blessure. Deux mois c'est long, mais on reviendra plus rapide qu'avant.

14 mai 2014

LA COURSE À PIED, CE SALE SPORT

Peu de sports sont aussi exigeants que la course à pied. Réaliser une performance de haut-rang à Oran exige de se battre contre soi-même, d’oublier ses douleurs et de surpasser ses limites. Il faut aussi faire face à de coriaces adversaires et s’employer à les dominer. Pour cela, deux courants s’affrontent. Certains mouvements idéologiques recommandent de vous entraîner plus souvent, plus longtemps et plus dur que vos concurrents. D’autres théoriciens, moins fair-play mais tout aussi pragmatiques, préconisent des méthodes plus discutables, bien que terriblement efficaces. Sans en faire l’éloge, nous tenons à vous faire découvrir dans cet article un florilège de coups tordus, qui ont marqué l’histoire de ce sport à part.

BAGARRE SUR LA PISTE
Finale du 10 000 mètres. La scène se déroule aux Championnats du Monde Juniors de Séoul en 1992. Les derniers mètres mettent aux prises un jeune Kényan et un Éthiopien prometteur, un certain Haile Gebrselassie. À l’amorce de la dernière ligne droite, Gebrselassie place une attaque que Josephat Machuka perçoit comme fatale. Plutôt que de se faire scotcher sur place par un coureur plus pauvre que lui, il assène un violent coup de poing dans le crâne de son bourreau. C’est que Monsieur a de la fierté à revendre. Mieux vaut être disqualifié et entrer dans la légende que finir deuxième et tomber dans l’oubli.

Les épisodes douteux, Haile Gebrselassie connaît. Ce coutumier des faits a subi un second coup fourré qui contribua à forger la légende, comme dirait Guy. Dans le finish du 10000m aux Championnats du Monde 1993 de Stuttgart, Moses Tanui le frêle Kényan mène l’allure devant l’Éthiopien. Comprimé comme un doliprane dans sa chaussure, celui qui se fait appeler “Momo”, décide dans un élan de lucidité de se débarrasser de cet attribut qui l’encombre. Le geste est rapide, fluide, maîtrisé. L’accélération qui en découle clouera Gebre sur place comme Jésus sur sa Croix quelques siècles avant-lui. Crucifié. Mais insuffisant pour remporter la victoire, Haile s'accrochant et dépassant l'audacieux quelques mètres avant la ligne.

Pour les Français aussi il est important d’être au coeur de l’actu. Mehdi Baala et Mahiedine Mekhissi ont choisi la Golden League et le meeting de Monaco pour occuper la tête de l’affiche. Piètres 5è et 7è à l’arrivée du 1500m, les deux coureurs dècidèrent d’assurer le spectacle une fois la ligne franchie. Les droites pleuvent jusqu’à l’arrêt du combat par l’intervention des officiels. Pas de K.O, le vainqueur sera désigné aux poings. Conscients du ridicule de la situation, chacun livrera sa version des faits. Pas là pour soulever la ceinture des maigres-légers, Mehdi déclara: “Je suis allé simplement le réconforter parce-que j'avais vu qu'il avait pas fait une course super. Il me dit mais si j'te dis pas bonjour c'est que j'ai mes raisons [...] il met son front contre mon front en m'disant oai j'ai pas peur de toi. J'ai rêvé j'avais l'impression d'avoir 15 ans.” Comme tu dis.

DES MARATHONS DE 27 KM
Qu’on se le dise, faire un marathon c’est bien, mais courir 42km c’est franchement chiant. Même aux Jeux Olympiques. En 1904, à Saint-Louis, l’Américain Fred Lorz s’illustra par un coup de génie. Plutôt adepte d’un régime pinard-épinards, l’athlète vint à bout du marathon olympique en 3h13 et sous une canicule à faire pâlir Jean-François Mattei, Ministre de la Santé en 2003.
Avant la cérémonie de remise des médailles, la rumeur enfle que Lorz aurait grugé quelques kilomètres. Le filou. On apprendra peu de temps après qu’il en a en fait parcouru 15 confortablement installé dans le siège passager de la voiture de son entraîneur. Génie incompris ou misérable tricheur, chacun se fera son opinion. Le CIO choisira vite son camp en le bannissant à vie, malgré les déclarations de l’intéressé arguant qu’il avait simplement voulu faire une mauvaise blague.

Cette arnaque fit des émules dans le monde du marathon, qui connut un autre scandale, le plus célèbre de tous, en 1980 à Boston. Dans le microcosme de la course à pied, Rosie Ruiz est aussi connue que l’est son homonyme Olivia dans celui de la chanson. Elle y signa la troisième performance mondiale de tous les temps en 2h31’36”. Comédienne hors pair, elle simula l’épuisement une fois la ligne d’arrivée absorbée pour laisser son nom dans l’histoire. Son taux de masse graisseuse, bien trop élevé pour une marathonienne, jettera un premier doute sur la crédibilité de sa performance. Le témoignage de deux fayotes de Harvard, qui balancèrent l’avoir vue sortir de la foule de spectateurs pour rejoindre le peloton à quelques hectomètres de l’arrivée, finiront de la discréditer.
Pour une fois des flics ont réussi à pécho

























Terre de records du monde, le marathon de Berlin est un épilogue parfait. Le 29 Septembre 2013, le Kényan Wilson Kipsang ajouta son blaze au Guiness Book en 2h03’23”. Le temps est fulgurant, la performance extraordinaire, mais ce jour là le héros ce n’est pas lui. Un type surgit de nulle part juste devant sa gueule à quelques dizaines de mètres de l’arrivée pour lui pourrir son record du monde. Cet illustre inconnu lui vole l’instant de gloire qui lui était promis et se retrouvera en une de tous les journaux le lendemain. Si l’Allemand ne battra jamais de record du monde, il aura au moins pu le faire croire à sa grand-mère. Avec l'url d'un site porno allemand sur le tee-shirt. Génie.
La légende n'est pas celle qui se trouve sous la photo
























Si vous ressentez l’envie de tester une de ces techniques, n’hésitez pas à nous le faire savoir, nous serons ravis de raconter votre histoire.

15 avril 2014

CHAMPIONS LEAGUE DU MARATHON A LONDRES

Kipsang en touriste à Buckingham Palace.


Course de zinzins ce dimanche à Londres. Le parcours rapide et le plateau très relevé font de cette course dans la capitale anglaise une sorte de ligue des champions du marathon. En effet, voici les lascars qui ont salué la reine à leur passage devant Buckingham Palace :

- Wilson Kipsang : recordman du monde (2h03'23")
- Stephen Kiprotich : champion olympique et champion du monde
- Geoffrey Mutai : marathonien le plus rapide de tous les temps (2h03'03") sur un parcours non homologué
- Emmanuel Mutai : recordman du parcours londonien
- Tsegaye Kebede : tenant du titre
- Mo Farah : débutant de luxe

Haile Gebresselassie, 41 ans, ancienne meilleure référence du monde sur la distance, avait pour mission d'emmener ces costauds sur les bases du record du monde jusqu'au km 30, il n'aura tenu que sur 15. Mo Farah avait annoncé qu'il ne ferait pas la course aux avant-postes, une stratégie qui devait lui permettre de finir fort, cela n'a pas vraiment été le cas. Le britannique ne reverra jamais la tête de la course. Il termine à la huitième place en 2h08'21" et perd son duel à distance avec Bekele, vainqueur une semaine plus tôt à Paris en 2h05'06". « C'était vraiment dur. Je suis très déçu. Je ne savais pas exactement à quoi m'attendre. Ma préparation s'était bien passée. La foule était excitée et m'a beaucoup porté mais ça n'a pas suffi... C'était un peu venteux et je n'avais pas vraiment de plan en tête... Mais je reviendrai, c'est sûr. » Ok, à la prochaine Mo.

Du progrès pour Mo Farah, il ne s'est pas cassé la gueule à l'arrivée.


Wilson Kipsang, lui, avait un plan simple en tête : faire péter ses adversaires les uns après les autres. Une première accélération au kilomètre 31 lui permet d'écrémer le groupe de tête. Seul son compatriote Stanley Biwott arrive à suivre le kényan mais une nouvelle accélération dans le dernier kilomètre permettra au recordman du monde de se défaire de lui. Kipsang et sa paire d'Adios Boost passent la ligne en vainqueurs en 2h04'29", record de l'épreuve. Biwott et Kebede complètent le podium. Victorieux à Berlin et à Londres avec respectivement un record du monde et un record de l'épreuve, Wilson a envoyé un message clair à Elisabeth 2, Farah, Bekele et tous ses challengers : sur 42,195 K, c'est lui le roi.

8 avril 2014

KENENISA BEKELE NE PERD JAMAIS.

Une victoire en 2h05'04" et un nouveau record de l'épreuve, Kenenisa Bekele a soigné son entrée dans le game du marathon à Paname. Après avoir remporté tellement de succès sur cross et sur piste, l'Ethiopien a fait ses grands débuts sur la distance mythique de 42,195km et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne s'est pas planté. Retour sur le parcours d'un athlète qui, comme Parker Lewis, ne perd jamais.

Jolie Foulée.













Bekele est le second d'une famille de six enfants, fils d'agriculteur, il grandit en Ethiopie dans les années 80 où le sport fétiche n'est ni le football, ni le bobsleigh. Inspiré par les héros nationaux, il se met à cavaler dès l'école primaire avant de connaître ses premières sélections sur cross quelques années plus tard accompagné de son frérot Tariku. Il connaît son premier podium mondial en 1999 sur 3000m chez les juniors, le premier d'une longue série.

Increvable, Bekele est le premier athlète à être sacré champion du monde sur cross long et cross court, il signe son premier doublé en 2002. Il remet ça en 2003. Sur piste, le petit Kenenisa (1m67 pour 55kg) apprend vite aux côtés des légendes Haile Gebreselassie et Hicham El Gherrouj. La même année, il décroche le titre mondial sur 10000m face à son compatriote Gebre, c'était déjà à Paris.
























En 2004, Ken a seulement 22 ans mais n'a plus peur de personne, il commence par taper les records du monde du 5000 et du 10000 avant de décrocher aux JO d'Athènes respectivement l'argent et l'or sur ces disciplines. Gebre et Kipchoge sont dépassés, seul El Gherrouj conteste sa domination en lui ravissant l'or du 5000. Très humble et très pieu, le jeune athlète remercie le ciel.

Photo collector : Kenenisa n'est pas 1er.

























2005 sera pourtant une année noire. Amoureux et au sommet de sa carrière, le prodige va subir un drame terrible. Le 4 janvier 2005, Alem Techale décède dans la voiture de Kenenisa. Elle était athlète de haut niveau, elle avait 19 ans, elle était sa fiancée. Ils devaient se marier quelques semaines plus tard. Au cours d'un footing d'entraînement près d'Addis-Abeba, Alem s'est effondrée à cause d'un malaise cardiaque, malgré l'aide de son compagnon, elle ne verra jamais l’hôpital. Dans un pays où la tradition veut que l'on respecte un deuil de 40 jours, Bekele combat son chagrin à sa manière : en courant. Contre l'avis de son entourage il participe aux championnats du monde de cross à Saint-Galmier, nouveau doublé en or. "C'était très dur mais j'ai pensé à Alem. Je ne l'ai pas perdue, elle est dans mon coeur."

Entre 2005 et 2009 l'Ethiopien ne laisse que les miettes à ses adversaires. Il améliore ses records du monde, obtient son onzième titre mondial individuel en cross, son cinquième sur piste et réalise le doublé 5000 / 10000 aux JO de Pékin. Arrive ensuite une période de blessures et de doutes, Bekele connaît la première défaite de sa carrière sur 10000m en 2011, contraint d'abandonné. Ses mollets et ses genoux le font souffrir, il n'arrive jamais à revenir au top niveau. Aux JO de Londres, il doit se contente d'une 4ème place sur 10000, une déception pour le champion qu'il est.

L'année 2013 marque son retour au premier plan, il se remet à tourner de gros chronos sur piste. En fin d'année, il se paye le luxe de dominer son prédécesseur et son successeur, Gebre et Mo Farah, à Newcastle sur 21K. Ken a retrouvé la forme et son finish. En remportant le marathon de Paris dimanche dernier il a confirmé qu'il faudra à nouveau compter avec lui. Tout seul pendant 15K et malgré un parcours qui ne fait pas partie des plus roulants (au contraire de Dubaï ou Berlin), il est devenu le 6ème débutant le plus rapide de l'histoire sur la distance. 2h05'04'' c'est 91 secondes de mieux que Gebreselassie, ancien recordman du monde et toujours détenteur du record d'Ethiopie, lors de ses débuts. C'est 101 secondes à aller chercher pour effacer le world record de Kipsang établi à Berlin l'année dernière. Pas de fausse modestie pour Bekele, il se fixe des objectifs dignes de l'athlète qu'il est : "Le record du monde et les JO de Rio sont mes deux objectifs sur le marathon. J'ai appris que ce n'était pas si facile, mais que ce n'était pas si dur non plus". Quand on sait ce qu'il a déjà accompli et surmonté, on ne peut que lui faire confiance.

Jolie Foulée 2.



25 mars 2014

RUNNERS HIGH : DE LA RUE À LA ROUTE

Qu’est-ce-qui rapproche un fumeur de crack, une diva et un chicanos avec 8 vis dans la jambe ?
Runners High c’est l’histoire d'une vingtaine de jeunes issus des quartiers difficiles d’Oakland, dans la banlieue de San Francisco. Konbini a eu la bonne idée de diffuser ce documentaire de Justine Jacob et Alex D. Da Silva jeudi dernier dans le cadre du Club Docu à la Gaîté Lyrique.


Nous nous installons au fond de la salle, avec un angle idéal pour tirer des boulettes de papier sur les fayots du premier rang. Le speaker annonce la couleur, ceux qui parlent pendant la séance finiront au coin.
La projection commence et nous découvrons le quotidien de Fred, Ebony et Marvyn, des jeunes en quête d’identité que l’association Students Run Oakland prend sous son aile en les mettant au défi de se préparer pour courir le marathon de Los Angeles.


Bernard Diomède.

L’angle d’attaque est juste et percutant, et fait l’éloge de l’éducation par le sport. Au fil de la préparation, les protagonistes se découvrent des valeurs d’abnégation, d’entraide et de courage. Chacun tente d’échapper à son quotidien à sa façon, pour trouver la force d’accomplir un objectif commun : s’aligner au départ du marathon de Los Angeles et en venir à bout grâce au programme du coach Alphonzo.

Si vous vous dites que vous auriez mieux fait de venir plutôt que de vous endormir devant Bienvenue chez les Ch’tis en streaming, retrouvez les prochains événements du Club Docu sur la page Facebook de Konbini. 

7 janvier 2014

SAINTÉLYON TOUT EST DANS L'ALLURE.

Du gros son. Du gros style. De la grosse neige. Des gros sacs. La SaintéLyon est définitivement une course à part. Cette vidéo est une petite tuerie réalisée par Extra l'Agence, qui est également dans l'organisation de la course. Éteignez votre cassette du Hit Machine, tournez le son des enceintes à fond, ouvrez bien vos yeux et profitez de ce bijou qui vous ramène direct 14 ans en arrière.



Découvrez en images les rétrospectives de la course mythique depuis 1952. Une époque, une allure.


12 novembre 2013

TEST : ADIDAS ADIOS BOOST.

Aussi sexy qu'Emily Ratajkowski et aussi performante que Tirunesh Dibaba, la Adios Boost est incontestablement la chaussure qui fait parler d'elle en cette fin d'année 2013. Bien aidée par Wilson Kipsang elle a pété le record du monde sur marathon à Berlin fin septembre. Devenue la meilleure représentante de la technologie Boost, elle place Adidas au top du game. Amateurs de belles formes et de sensations de vitesse nous tenions à la tester. Voici nos impressions.



Aspect et esthétique : coloris masculin comme féminin très chauds, finesse des lignes et côté technique mis en avant par la semelle intermédiaire Boost "aspect polystyrène", vous n'avez pas pu la rater chez votre marchand de souliers. Grâce à son design particulièrement réussi, la Adios permet au runner qui la porte d'être au top du style sur la ligne de départ. Nous n'hésitons pas à la mettre pour aller boire un chocolat en ville avec notre rendez-vous Tinder et là aussi elle fait son petit effet.

Confort : on ne demande pas à une Formule 1 d'être aussi confortable qu'une Mercedes Classe C, faite pour la compétition, la Adios Boost n'est pas un chausson. Très légère, il n'y a rien de superflu que ce soit au niveau de la doublure ou de l'empeigne. La technologie Boost assure cependant un amorti performant. Lacets serrés, le pied est très bien maintenu, la semelle Continental offre une excellente adhérence et donc une sensation de sécurité sur sol mouillé comme dans les virages serrés. Après plusieurs dizaines de kilomètres avec la paire aux pieds, aucune friction, aucune ampoule, nous sommes tout simplement à notre aise pour cavaler.

Performance : déjà psychologiquement, dès qu'on la chausse, l'envie de tomber les records est au rendez-vous. Plus appropriée aux séances de fractionné qu'aux footings de récup' la paire est parfaite pour courir un 5 ou un 10K. Les athlètes les plus minces pourront l'utiliser jusqu'au marathon comme notre poto Wilson. Sa légèreté et son dynamisme permettent vraiment une foulée véloce et aérienne. Après quelques kilomètres, au moment où les jambes commencent à fatiguer, le Boost tient toutes ses promesses : la résilience de sa mousse permet à la chaussure de nous restituer une partie de l'énergie absorbée suite au choc avec le sol. Les Adios Boost ne courront pas pour vous mais vous apporterons une aide très appréciable dans les moments de "moins bien".

Résumé : dégaine racée et agressive, la Adios Boost est définitivement faite pour la compétition et les coureurs en quête de performance. Portée par les meilleures athlètes aux monde, elle est rapidement devenue une référence. A notre niveau elle n'a pas déçu : grâce à elle, Lionel a battu le record de son immeuble sur 10K. Sous ses airs de polystyrène, le Boost fait son taf autant au niveau de l'amortie que de la relance. Belle et efficace, la paire impressionne aussi par sa résistance. Le mesh et la semelle Boost qui peuvent paraître fragiles tiennent le choc au fil des kilomètres. Pour bien marquer notre appartenance à la caste des runners, nous adorons aussi la porter au quotidien.

Note : + = même pas digne d'une Atemi / +++++ = même le Pape les voudrait

Esthétique : +++++
Confort : ++++
Performance : +++++