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25 août 2014

CHAMPIONNAT D'EUROPE D'ATHLETISME ZURICH 2014 : LES NOTES.

Événement de l'année pour les fans d'athlétisme, les championnats d'Europe de Zurich 2014 ont été le théâtre d'une belle lutte entre l'équipe de France et l'Angleterre. Si les deux nations totalisent au final 23 podiums chacune, la Grande Bretagne remporte la compétition grâce à un nombre supérieur de médailles d'or. Au delà de ce bilan comptable, la compétition s'est révélée passionnante. Performances, déceptions, révélations, suspens, amour et coups bas : cet été il valait mieux suivre Zurich 2014 que l'énième saison de Secret Story. Retour sur cette semaine et demie de sport comme on l'aime via le bulletin de notes de la team France.


Nouveau gouvernement.


Clémence Calvin (10 000m) / 8 / Ok sa médaille d'argent sur 10 000 représente une belle perf' et une bonne surprise, mais à 24 ans se faire taper par une anglaise de 40 ans est-ce vraiment acceptable ?

Laila Traby (10 000m) / 7 / Ok sa médaille de bronze sur 10 000 représente une belle perf' et une bonne surprise, mais à 35 ans se faire taper par une anglaise de 40 ans et une gamine de 24 piges est-ce vraiment acceptable ?

Jimmy Vicaut (100m, blessure) / 5 / Le bon pote. Il claque le meilleur temps des séries et se retire sous prétexte d'une cuisse douloureuse. Tout ça pour ne pas pourrir la vie de Christophe Lemaître : c'est déjà pas facile pour Tof avec son cheveu sur la langue alors si on lui pique ses médailles aux championnat d'Europe...

Christophe Lemaître (100m, 200m, 4 x 100m)  / 6 / 3 médailles mais pas d'or. Christophe Lemaître a complété son palmarès et établi un record de breloques en championnat d'Europe mais s'avouait déçu. Le grand blond et sa gourmette nous ont donné rendez-vous pour des victoires futures, en zozotant.

Bouabdelah Tahri (5 000m, 10 000m) / 5 / diminué par une maladie, le fondeur français a observé de loin Mo Farah faire son Mobot après ses victoires sur 10 000 et 5 000m. Ses 7ème et 6ème places l'ont profondément déçu. Affecté par ces contreperformances et dur avec lui-même au moment de faire le bilan de son championnat, on espère que Bob ne jettera pas l'éponge et on lui souhaite de meilleurs jours.

Kevin Mayer (décathlon) / 9 / Contrairement à Kev' Adams, Mayer démontre qu'on peut porter le prénom Kevin avec élégance. Une gueule d'ange, des performances solides et une première médaille d'argent en compétition internationale, l'avenir lui appartient. Mention spéciale pour ses collègues décathloniens, Querin et Geffrouais, qui l'ont soutenu sur le 1500m prouvant que l'athlétisme pouvait aussi être un sport collectif.

Querin, Geffrouais et Mayer pour Têtu.


Myriam Soumaré (100m, 200m, 4 x 100m) / 7 / Solidaire avec Christophe Lemaître, Myriam a décidé de collecter les mêmes médailles, 2 fois de l'argent, une fois du bronze : pas mal mais on en attendait un peu plus... Cela ne lui a pas enlevé son éternel sourire, à Zurich, Myriam s'est marrée.

Eloyse Lesueur (saut en longueur) / 10 / un peu de sueur, 6m85, médaille d'or, Elo easy.


Poseyyy !


Cindy Billaud (100m haies) / 7,5 / Une alimentation saine, locale et éthique, probablement le secret de la britannique Tiffany Porter puisqu'elle a mangé Billaud qui était venue pour l'or et repart avec l'argent sur 110m haies.

Mahiedine Mekhissi-Benabbad (3 000m steeple, strip-tease, 1 500m) / 3 puis 12 / Il n'est pas indispensable d'être un prix Nobel pour être un immense champion, MMB en est le parfait exemple. Auteur d'une course sublime sur le 3000 steeple où il écrase la concurrence, Mahiedine fait tomber le maillot dans la dernière ligne droite et se fait sévèrement disqualifier. Au bout de sa vie après ce coup du sort, Mahiedine se remobilise pour le 1500m qu'il remporte en déposant la concurrence avec un dernier tour de piste en 50 secondes !! Fantastique athlète et vrai showman, comme il l'a si bien chanté : "One, two, tree, viva Mahiedine !".

Yohan Kowal (3 000m steeple) / 9 / Derrière l'intouchable Mahiedine, Kowal a réalisé une grosse performance pour offrir le doublé à la France sur 3000 steeple. Après la difficile disqualification de son compatriote, il héritera d'un titre de champion d'Europe ayant moins de saveur que sa médaille d'argent initiale. Geste de grande classe : il descend se placer sur la seconde marche du podium lors du protocole en hommage à son pote déchu. Mais Yo Ko est avant tout un grand romantique c'est pourquoi il nous a fait une Domenech en demandant sa pineco en mariage devant les caméras.


Calins <3 


Benjamin Compaoré (triple saut) / 10 / Benjamin est un homme chanceux, non seulement il a pécho la toujours aussi jolie Christine Arron mais il est aussi désormais champion d'Europe du triple saut. Teddy Tamgho est absent, suspendu, blessé ? Aucun problème, Benji sort ses grands compas dorés et devance les ruskovs avec 17,46m.

Pascal Martinot Lagarde (110m haies) / 4 / 4 comme sa place en finale, alors qu'il avait réalisé un début de saison étincelant qui lui promettait un futur proche doré, PML foire la course la plus importante de l'année. Il hérite du bronze du valeureux mais malheureux Dimitry Bascou, déclassé pour avoir mordu le couloir voisin. Dimitry rend sa médaille, Pascal Martinot la garde.

Pierre-Ambroise Bosse (800m) / 1 / c'était écrit, PAB devait se promener sur le double tour de piste et faire péter la braguette de Patrick Montel en se parant d'or. Raté, il termine à une piteuse dernière place en finale embêté par une tachycardie. On adore son humour et son éloquence mais il va falloir faire parler ses résultats car seuls les titres restent à la fin d'une carrière.


Sergio Tachycardie.


Yohann Diniz (50km marche) / 10 / c'est si bon de se foutre de la gueule des marcheurs mais la performance du rémois force le respect. Yohann Diniz n'est pas le plus sexy des sportifs français mais quel athlète ! Triplé européen historique, record du monde, explosion de joie. Un patron, un exemple.


Marche ou crève.


Antoinette Nana Djimou (heptathlon) / 9 / mal embarquée après la première journée d'épreuves, Antoinette coupe les têtes de ses adversaires sur le 800m pour conserver son titre européen. Une super nana comme dirait Michel Jonasz.

Renaud Lavillenie (perche) / 4 / champion d'Europe en seulement deux sauts, Air Lavillenie n'a même pas amélioré son record du monde alors on est déçu.

Kevin Menaldo (perche) / 7 / dans Dragon Ball Z, Kevin Menaldo pourrait être la fusion entre Jeremy Menez et Cristiano Ronaldo, il est en fait un jeune perchiste français médaillé de bronze aux championnats d'Europe de Zurich 2014.

Christelle Daunay (marathon) / 10 / affûtée et habituée des podiums, on la savait capable de grandes choses. Christelle a tout Daunay pour s'offrir le plus beau titre de sa carrière tout en discrétion et en humilité.

Melina Robert-Michon (disque) / 7,5 / un nom de crème fraîche, des bras d'acier, Ugly Meli nous ramène un disque d'argent.

Kafétien Gomis (saut en longueur) / 8,13 / avec un saut à 8m13 le Kaf nous prouve que même un black peut revenir de vacances en ayant bronzé sur le sable.

Le relais 4 x 400 féminin / 10 / la plus belle course de Zurich 2014, partie 4ème dans le dernier tour, Floria Guei vient coiffer tout le monde à la photo finish pour offrir l'or européen à la France et à sa coéquipière de légende Muriel Hurtis pour sa dernière course. Élue Miss Zurich par notre team, on a hâte de revoir Floria <3 se débrouiller aussi bien en course individuelle.



L'avion Floria Guei.

























Le relais 4 x 100 féminin / 8 / après le drame des mondiaux de Moscou 2013 où on leur avait retiré leur médaille d'argent, Distel, Ikuesan, Akakpo et Soumaré chopent le même métal en Suisse et prennent rendez-vous pour Rio 2016 #vengeance.

Le relais 4 x 100 masculin / 7 / Vincent + Lemaitre + Tinmar + Bassaw = bronze. Vicaut + Lemaitre + Tinmar + Bassaw = or ? En l'absence de Vicaut, meilleur sprinter français de la saison, la bande à Lemaitre est allée chercher une logique médaille de bronze.


Nelson Monfort (anglais) / 10 / Un peu comme en cours d'anglais en 4ème D, la prof demande une traduction, on chope un mot par-ci par là et on essaye de construire une phrase. Nelson entend Usain Bolt dire "family" en parlant de son sponsor Puma mais ne comprend rien. Plein de sang froid, il balance qu'à 28 ans Lighting Bolt souhaite fonder une famille, un génie de l'improvisation.

9 juillet 2014

L'EQUIPE DE FRANCE D'ATHLETISME AU BRESIL

Eliminés face à l'Allemagne en quarts, nos bleus de l'équipe de France de football ne sont malheureusement pas allés au bout de l'aventure Coupe du Monde. En attendant de les retrouver en août pour les championnats d'Europe à Zurich, voici un 4-4-2 composé de membres de l'équipe de France d'athlétisme. Du beau monde et quelques sportifs moins médiatiques dans une formation black / blanc / beur qui, bien qu'en proposant un jeu pour le moins atypique, aurait probablement elle aussi infligé un 7-1 à la sélection auriverde hier soir.


DÉFENSEURS




Gardien : Renaud Lavillenie (Saut à la perche). Très à l'aise dans les airs, Renaud prend logiquement sa place dans les buts. Malgré sa petite taille, il est ce qu'il se fait de mieux à son poste grâce à son explosivité. Espérons que comme lors des concours de perche, il multiplie les clean sheets.




Contrôle de la poitrine en Air Flow.




Arrière droit : Bob Tahri (5000m et 10000m). Plus de quinze ans au haut niveau, on ne pouvait pas partir sans Bob dans l'équipe. Infatigable, il monte et descend dans son couloir droit sans jamais tirer la langue. L'entraîneur ne tahri pas d'éloges sur Bouabdellah mais lui conseille tout de même de muscler son jeu.









Charnière centrale : Yohann Diniz (50km marche). Nuque longue et lunettes Optique 2000, Yohann Diniz c'est le football à papa, une autre époque... Habitué à se prendre des cartons lorsqu'il décolle un peu trop les jambes du sol, il défend debout. Il compense son manque de vitesse par sa science du placement. Plus tout jeune, attention à ne pas faire la compétition de trop, une Thuram 2008 quoi.

On trouvera à ses côtés Kevin Mayer (Epreuves combinées). Le jeune décathlonien sait tout faire. Défense, relance, jeu de tête, sa polyvalence fait de lui le joueur le plus complet de l'effectif : Kevin est le mayer.






Arrière gauche : Teddy Tamgho (Triple saut). Le recordman du monde en salle fait clairement office de bad boy dans cette équipe. Dégaine de rappeur et affaires extra-sportives, sa récente suspension d'un an pour non présentation à un contrôle anti-dopage ne va pas arranger son cas auprès de ses détracteurs. Ses performances le rendent quand même indispensable, puisqu'il peut tacler en trois foulées un adversaire distant de 17m92. Capable du meilleur comme du pire, qui a dit Patrice Evra ?

MILIEUX DE TERRAIN


PML chiale comme Griezman

Ailier droit : Pascal Martinot Lagarde (110m haies). La révélation de l'année. On connaissait son potentiel, PML est en train d'enchaîner les performances de haut vol. Rapide et agile, on le place sur le côté droit où il évite les tacles comme il passe les haies. En bonus : une coupe de cheveux en forme de poulpe presque aussi classe que celle de Bacary Sagna.




Ailier gauche : Christophe Lemaitre (100m et 200m). Plus gros palmarès et difficultés d'élocutions, celui que Bernard Montel aime surnommer le "TGV du Culoz" est notre Franck Ribéry. Comme chti Franck, Christophe court après son meilleur niveau. Pour le retrouver il faudra travailler sa technique et son placement. Du spectacle pendant ses déboulés et ses interviews d'après match, que demander de plus ?




Milieu défensif : Gaëtan Bucki (Lancer de poids). Relativement anonyme, Gaëtan n'a jamais vraiment brillé par ses résultats mais on avait besoin dans l'équipe d'une brute, d'une tondeuse à gazon. Grosse beubar et regard de cinglé, il préférera faire parler son physique plutôt que sa pointe de vitesse. S'il termine la compétition sans briser un tibia et sans être suspendu, le nordiste aura réussi son aventure.





Milieu relayeur : Pierre-Ambroise Bosse (800m). À l'instar de Paul Pogba, P-A est l'avenir de cette team France. Endurant, rapide et audacieux, le demi-fondeur est l'homme qui met du rythme dans le jeu. Infatigable travailleur du milieu de terrain, c'est peu dire que Pierre-Ambroise bosse. Véritable footix, le nantais d'origine possède déjà l'équipement complet de la FFF et l'a étrenné au Stade de France samedi dernier. 1'44''23 pour le double tour de piste : ça ne vaut pas un 3-0 face au Brésil.














ATTAQUANTS



Avant centre : Jimmy Vicaut (100m). Début de saison brillant pour Jimmy, tout proche d'établir un nouveau record de France en 9'89 malheureusement signalé hors-jeu à cause d'un vent favorable trop important. Espérons que le jeune montreuillois, qui se nourrit exclusivement de chips, garde ce niveau de forme et avec un peu de chance ça devrait finir au fond des filets.























Avant centre : Mahiedine Mekhissi-Benabbad (3000m steeple). Si les médailles étaient des buts, Mahiedine avec sa collection de breloques serait notre meilleur atout offensif. Habitué à scorer face aux Kenyans que l'on peut définir comme les brésiliens des pistes, on compte beaucoup sur le recordman d'Europe pour emmener son équipe loin dans la compétition. Ça nous rappelle un certain Karim B. Capable de mauvais gestes comme à Barcelone ou Helsinki où il avait malmené les mascottes officielles de l’événement, on espère que la gueule de Fuleco, le mignon Tatou brésilien, ne le fera pas sortir de ses gonds.


SELECTIONNEUR


Ghani Yalouz. Ils ont la même coupe de cheveux mais à la différence de Didier Deschamps, le DTN de la Fédération Française d'Athlétisme possède des lèvres. Toujours positif, Ghani a sa petite recette contre la lose.







REMPLAÇANTS

Valentin Lavillenie (Perche). Moins performant que son frère mais pas grave : le gardien remplaçant ne joue jamais.

Kevin Campion (20km marche). Parce-qu'il manque une lettre à son nom, Kevin ne sera jamais un champion. Sa présence pourra s'avérer utile si le vieux Diniz mange la feuille.

Yohan Kowal (1500m). Sur piste ou sur un terrain, Yohan cavale.

Mickaël Hanany (Hauteur). Habitué à plonger sur un tapis, Mickaël entrera en fin de match pour faire la même chose dans la surface et tenter d'obtenir un penalty.

Mame-Ibra Anne (400m). L'équipe de France d'athlé a son Ibra.

14 mai 2014

LA COURSE À PIED, CE SALE SPORT

Peu de sports sont aussi exigeants que la course à pied. Réaliser une performance de haut-rang à Oran exige de se battre contre soi-même, d’oublier ses douleurs et de surpasser ses limites. Il faut aussi faire face à de coriaces adversaires et s’employer à les dominer. Pour cela, deux courants s’affrontent. Certains mouvements idéologiques recommandent de vous entraîner plus souvent, plus longtemps et plus dur que vos concurrents. D’autres théoriciens, moins fair-play mais tout aussi pragmatiques, préconisent des méthodes plus discutables, bien que terriblement efficaces. Sans en faire l’éloge, nous tenons à vous faire découvrir dans cet article un florilège de coups tordus, qui ont marqué l’histoire de ce sport à part.

BAGARRE SUR LA PISTE
Finale du 10 000 mètres. La scène se déroule aux Championnats du Monde Juniors de Séoul en 1992. Les derniers mètres mettent aux prises un jeune Kényan et un Éthiopien prometteur, un certain Haile Gebrselassie. À l’amorce de la dernière ligne droite, Gebrselassie place une attaque que Josephat Machuka perçoit comme fatale. Plutôt que de se faire scotcher sur place par un coureur plus pauvre que lui, il assène un violent coup de poing dans le crâne de son bourreau. C’est que Monsieur a de la fierté à revendre. Mieux vaut être disqualifié et entrer dans la légende que finir deuxième et tomber dans l’oubli.

Les épisodes douteux, Haile Gebrselassie connaît. Ce coutumier des faits a subi un second coup fourré qui contribua à forger la légende, comme dirait Guy. Dans le finish du 10000m aux Championnats du Monde 1993 de Stuttgart, Moses Tanui le frêle Kényan mène l’allure devant l’Éthiopien. Comprimé comme un doliprane dans sa chaussure, celui qui se fait appeler “Momo”, décide dans un élan de lucidité de se débarrasser de cet attribut qui l’encombre. Le geste est rapide, fluide, maîtrisé. L’accélération qui en découle clouera Gebre sur place comme Jésus sur sa Croix quelques siècles avant-lui. Crucifié. Mais insuffisant pour remporter la victoire, Haile s'accrochant et dépassant l'audacieux quelques mètres avant la ligne.

Pour les Français aussi il est important d’être au coeur de l’actu. Mehdi Baala et Mahiedine Mekhissi ont choisi la Golden League et le meeting de Monaco pour occuper la tête de l’affiche. Piètres 5è et 7è à l’arrivée du 1500m, les deux coureurs dècidèrent d’assurer le spectacle une fois la ligne franchie. Les droites pleuvent jusqu’à l’arrêt du combat par l’intervention des officiels. Pas de K.O, le vainqueur sera désigné aux poings. Conscients du ridicule de la situation, chacun livrera sa version des faits. Pas là pour soulever la ceinture des maigres-légers, Mehdi déclara: “Je suis allé simplement le réconforter parce-que j'avais vu qu'il avait pas fait une course super. Il me dit mais si j'te dis pas bonjour c'est que j'ai mes raisons [...] il met son front contre mon front en m'disant oai j'ai pas peur de toi. J'ai rêvé j'avais l'impression d'avoir 15 ans.” Comme tu dis.

DES MARATHONS DE 27 KM
Qu’on se le dise, faire un marathon c’est bien, mais courir 42km c’est franchement chiant. Même aux Jeux Olympiques. En 1904, à Saint-Louis, l’Américain Fred Lorz s’illustra par un coup de génie. Plutôt adepte d’un régime pinard-épinards, l’athlète vint à bout du marathon olympique en 3h13 et sous une canicule à faire pâlir Jean-François Mattei, Ministre de la Santé en 2003.
Avant la cérémonie de remise des médailles, la rumeur enfle que Lorz aurait grugé quelques kilomètres. Le filou. On apprendra peu de temps après qu’il en a en fait parcouru 15 confortablement installé dans le siège passager de la voiture de son entraîneur. Génie incompris ou misérable tricheur, chacun se fera son opinion. Le CIO choisira vite son camp en le bannissant à vie, malgré les déclarations de l’intéressé arguant qu’il avait simplement voulu faire une mauvaise blague.

Cette arnaque fit des émules dans le monde du marathon, qui connut un autre scandale, le plus célèbre de tous, en 1980 à Boston. Dans le microcosme de la course à pied, Rosie Ruiz est aussi connue que l’est son homonyme Olivia dans celui de la chanson. Elle y signa la troisième performance mondiale de tous les temps en 2h31’36”. Comédienne hors pair, elle simula l’épuisement une fois la ligne d’arrivée absorbée pour laisser son nom dans l’histoire. Son taux de masse graisseuse, bien trop élevé pour une marathonienne, jettera un premier doute sur la crédibilité de sa performance. Le témoignage de deux fayotes de Harvard, qui balancèrent l’avoir vue sortir de la foule de spectateurs pour rejoindre le peloton à quelques hectomètres de l’arrivée, finiront de la discréditer.
Pour une fois des flics ont réussi à pécho

























Terre de records du monde, le marathon de Berlin est un épilogue parfait. Le 29 Septembre 2013, le Kényan Wilson Kipsang ajouta son blaze au Guiness Book en 2h03’23”. Le temps est fulgurant, la performance extraordinaire, mais ce jour là le héros ce n’est pas lui. Un type surgit de nulle part juste devant sa gueule à quelques dizaines de mètres de l’arrivée pour lui pourrir son record du monde. Cet illustre inconnu lui vole l’instant de gloire qui lui était promis et se retrouvera en une de tous les journaux le lendemain. Si l’Allemand ne battra jamais de record du monde, il aura au moins pu le faire croire à sa grand-mère. Avec l'url d'un site porno allemand sur le tee-shirt. Génie.
La légende n'est pas celle qui se trouve sous la photo
























Si vous ressentez l’envie de tester une de ces techniques, n’hésitez pas à nous le faire savoir, nous serons ravis de raconter votre histoire.