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20 mai 2014

VERTIGO DE L'AMOUR

"Mes circuits sont niqués" chantait le grand Alain dans Vertige de l'amour, c'est exactement le genre de déclarations qu'auraient pu faire Benjamin et Lionel après avoir gravi les 24 étages de leurs relais respectifs à l'occasion de la course Vertigo : 48 étages, 954 marches et autour de 4 minutes en sur régime chacun (on attend toujours les résultats) 6min 57sec en sur régime.



Avant d'en arriver à cet état de souffrance extrême, ces deux métrosexuels parisiens avaient quitté leurs boulots au pas de course, un échauffement urbain en metro et RER direction La Défense pour aller escalader la Tour First qui domine le centre d'affaires. Le chemin inverse de milliers de businessmen et women qui se rendaient eux sur Paname pour fêter le début du week-end en terrasse. Certains d'entre eux préféreront la compagnie de Julien Lepers et Question pour un Champion comme chaque vendredi soir, c'est selon.

Revenons à nos champions (si on peut les qualifier ainsi), séduits par le concept de cette compétition avec un but humanitaire très concret, ils ont décidé de relever un premier défi : récolter auprès de leur entourage (principalement constitué de grosses pinces) la somme minimum de 48€ par concurrent pour pouvoir s'élancer vers le sommet de la Tour Première. Malgré un objectif de 100 000 € , les 220€ collectées par la team Jolie Foulée, permettront tout de même à une classe de 25 enfants d'apprendre et de grandir en faisant du sport grâce au programme Playdagogie de l'association Sport sans Frontières, organisatrice de l'évènement. Merci aux généreux donateurs qui par la même occasion leur ont donné l'opportunité d'éclater leurs cardios. Le tirage au sort qui récompensera l'un et l'une d'entre eux d'un tee Nike x Jolie Foulée se déroulera dans les jours à venir sous l'égide du respecté et désormais célèbre Maître Kanter.

Mais l'heure n'était plus à la générosité ou à la solidarité en ce soir du jeudi 15 mai, Benjamin et Lionel se sont retrouvés autour d'un plat de pâtes carbonara pour mettre au point leur stratégie de course et faire le plein de glucides lents. L'idée est d'envoyer le coureur le plus affûté sur le premier relai afin qu'il creuse l'écart et qu'ensuite le second relayeur constitue un obstacle difficile à doubler pour ses poursuivants.

Un plan qui, le lendemain, se révèlera diaboliquement efficace... à l'encontre de notre duo. Au départ de leur vague d'une vingtaine de coureurs, Lionel est surpris par un expérimenté et sournois coureur grisonnant. Pris au piège, il doit gravir les 5 ou 6 premiers étages en tentant de le doubler par l'extérieure, bien loin de la rampe, meilleure alliée des participants. Une fois ce dépassement réussi, il part à la poursuite de l'unique concurrent de la vague s'étant échappé, c'est le 8ème étage et il est déjà cramé...


Grisonnant et sournois, on vous l'avait dit !
























Les 16 suivants se feront un peu n'importe comment, deux escaliers à la fois, puis un à un, au 20ème, Yoyo aperçoit les semelles du leader et se dit qu'il doit tout faire pour revenir sur lui avant de se rendre compte qu'il est vraiment à la ramasse. Au 24ème étage, il tape dans la main de Ben avec le dynamisme d'un pneu crevé et se retient de poser une galette sur la moquette du couloir. Benjamin est lancé dans son rôle de bouchon, il le tient à merveille, peu de relayeurs arrivent à le passer. Il parvient même à revenir sur l'un d'entre eux. Devant la difficulté à doubler, et en enfant bien élevé, Benjamin lui demande poliment tout en évitant de suffoquer : "Excusez-moi mon brave, auriez-vous l'obligeance de me laisser passer puisque mon rythme est manifestement plus élevé que le votre ?", ni réponse, ni intention d'obtempérer, le fair-play n'existe plus de nos jours. Malgré cette triste réalité, Benjamin arrivera 3ème de la vague à la cime du building. Premier "podium" pour cet athlète de l'ombre, plus habitué au grupetto qu'aux sprints finaux. Sa récompense ? Une vue imprenable sur la capitale même s'il aurait préféré une paire de poumons neufs.


Cuits, rôtis et ficelés.


























Bon pour la casse.
























C'est heureusement en ascenseur que tout le monde redescend, goût du sang dans la bouche, nos deux "héros" ont presque besoin d'un déambulatoire pour se rendre jusqu'à la tente des ostéos pour se faire remettre en place. L'effort est d'une intensité jamais vue et la souffrance réelle, le coeur est au max et le souffle difficile à reprendre. La course pro est remportée en moins de 5 minutes, mais ces grands sportifs ont-ils pu profiter du magnifique paysage de cage d'escalier offert par ce parcours ? C'est là que se situe la vraie différence entre la team Jolie Foulée et eux.

16 avril 2014

VERTIGO, LA HAINE DES ASCENSEURS.

Comme chaque runner, on a tous nos rituels, nos petites habitudes de course. Que ce soit la powersong Danny Brillant qui nous donne des ailes, le caleçon fétiche (pour ceux qui en portent) ou même nos parcours favoris. Comme la petite Marie de Francis, chacun ses manies, chacun ses gris-gris.

Il est donc temps de s’affranchir des règles, de briser les codes de la course à pied. Car celle-ci ne se résume pas uniquement à un enchainement de foulées en terrain connu (“Haha! Terrain connu/Terre inconnu comme l’émission sur Antenne 2 t’as capté ?”).  Pourquoi se limiter aux cadres que l’on nous fixe, aux chemins que l’on connaît ? Bim Bam Boum les choubidous, aujourd’hui on vous présente la compétition qui sort des sentiers battus, le vilain petit canard qui déborde du cadre établi par les pontes du running. Son nom: Vertigo, première course verticale en France. 230 mètres de haut, 48 étages soit près de 1000 marches à arpenter sans broncher. 



Particulièrement sensible au format de la course, la team Jolie Foulée banie au quotidien tout usage d’escalators, aussi appelé escaliers mécaniques. Même tarot pour les ascenseurs vis-à-vis desquels nous ne témoignons aucune pitié, aucun sentiment. Pas question de se laisser porter par le système, histoire de principe.


Si vous n’êtes ni sensible à notre credo, ni victime d’ascensophobia, et pas même secrètement amoureux d’un membre de la team Jolie Foulée, on vous propose tout de même de vous associer à la bonne cause portée par cette course solidaire. Seule notre capacité à mobiliser notre entourage nous permettra d’obtenir notre dossard, on compte sur vous la famille ! Car un minimum de collecte, fixé à 96€ nous est imposé pour participer. Si nous parvenons à collecter 200 €, nous parrainerons 1 classe de 25 enfants et leur permettrons d’apprendre et de grandir en faisant du sport. 

Pour sauver la planète, ca se passe ici. A vos Black Cards ! : http://tinyurl.com/mdryqy2